Vote de la loi sur le droit à l'aide à mourir
- ericmartineau72
- 26 mai
- 2 min de lecture

Depuis des jours et semaines je consacre une grande partie de mon temps à cette introspection sur la vie et la mort aussi.
Je suis fier d’être député et d’avoir participé à ce débat digne et difficile, après avoir entendu des patients, des soignants et leurs demandes.
Ce jour, j’ai voté en faveur de ces deux textes de lois pour les soins palliatifs et le droit à l’aide à mourir. Si le premier est consensuel, le second l’est beaucoup moins.
Tout d’abord mes premières pensées respectueuses vont à tous les malades qui m’ont sollicité pour voter en faveur de ces textes, pour soulager voire mettre fin à leurs souffrances.
Je suis triste de décevoir ceux qui voient en la mort un passage naturel, qui ne doit pas être provoqué par la main d’un Humain, mais les soins palliatifs en sédation profonde et continue irréversible, ne sont-ils pas une mort provoquée, plus lente mais avec la même finalité que l’aide à mourir en quelques minutes ? Des témoignages de soignants, rencontres avec malades de SLA Charcot, leurs détresses, me confortent dans ce choix.
Je respecte les avis de chacun, quand mon heure viendra je ne sais pas comment je réagirai comme beaucoup d’entre nous, je n’aimerais pas souffrir.
Et si je devais assister à la lente agonie d’un proche frappé de douleurs intenses, réfractaires et constantes, m’implorant de l’aider à quitter ce monde que ferai je ? Ce serait surement en tristesse mais aussi avec beaucoup de compassion que ce nouveau droit lui permettra de partir et abroger ses souffrances.
La vie mérite d’être vécue à tous les âges jusqu’à sa fin.
Si nous pouvons choisir notre vie tant que possible, nous devrions pouvoir bénéficier de cet acte médical pour abréger nos souffrances quand l’heure arrivera si voulu, en ultime recours.
Cette proposition de loi ne permettra pas tout et c’est mieux ainsi. Maintenant le texte est envoyé au Sénat et il reviendra à l’Assemblée nationale pour une seconde lecture.
Pour toutes ces raisons, j’ai voté avec humilité, et respect de chacun, en faveur de ces deux textes.
Éric Martineau





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